Rétrospective 2016

Janvier : Début d’une deuxième session d’université à 6 cours (la dernière). Monter un dossier de bourse pour essayer d’avoir un peu de sous pour m’aider à partir au Chili.

Février : Couler un premier examen en économie. Lâcher ledit cours le lendemain. Préparer la venue de mon amoureux chilien. Rusher ma vie de mi-session en même temps. Mettre en vente un peu tout pour financer mon départ.

Mars : Venue de mon amoureux pour la première fois au Québec. Trois semaines et demi de découvertes, d’amour, de retrouvailles, de petits bonheurs simples et doux. Préparation et présentation d’une grosse conférence universitaire avec lui, dans le cadre de notre participation au Festival des arts de la rue à l’ONG chilien à l’été 2015. (Là où tout à commencé 😉 ) Au revoir déchirant… une fois de plus, mais avec la conviction d’une retrouvaille prochaine.

Avril : Sprint final. Fin de se session, vente de tout, deux allers-retours chez mes parents dans le bas du fleuve pour revoir mon monde avant le grand départ. Préparer mes 7 mois à l’étranger dans une montagne de paperasse. Gestionner mes changements d’adresse, mes impôts et toutes les affaires du gouvernement (un job à temps plein en soi). Départ (ENFIN) pour le Chili.

Mai : Apprendre à vivre dans ma belle-famille chilienne à 2h de mon lieu de travail. Retrouver mon amoureux. L’aimer plus chaque jour partagé avec lui. Commencer mon stage de coopération dans le milieu de travail de mon amoureux pour une deuxième fois. Essayer de trouver mon rôle, ma place, ne pas y arriver vraiment. Me remettre en question, mais rester calme quand même. Retrouver la ville qui m’avait tant manquée, le pays que j’avais tant aimé il y a un an. Me sentir bien dans mes choix. Attraper une pneumonie et prendre le lit. Sacrer contre l’hiver chilien trop tôt et le non-chauffage dans les maisons.

Juin : Sacrer encore plus contre le froid de plus en plus présent. Chercher encore ma place dans mon projet de stage. Être heureuse et bien avec mon amoureux malgré la situation de vivre chez ses parents qui me pèse beaucoup. Prendre des douches froides. Dormir dans le froid. Travailler dans le froid. Prendre l’autobus dans le froid. Manger dans le froid. Au moins le coeur au chaud. Être un peu découragée, mais garder mes appréhensions pour moi, tenter de trouver une solution, vouloir déménager au centre-ville chez une amie ou retourner dans la famille d’accueil de 2015. Péter l’abcès de la non adaptation dans la belle-famille. Avoir l’appui inconditionnel de mon copain qui souhaite partir avec moi. Chercher un appartement. Capoter en voyant les prix qui ne fitent pas dans mon budget de coopérante volontaire… Avoir un cadeau du ciel : une chambre en appart avec un ami de mon amoureux et une journaliste super sympa.

Juillet : Dormir dans un lit 1 place. Pas dormir beaucoup. Mais faire moins d’heures d’autobus. Magasiner un lit, premier achat conjoint avec mon amoureux. Apprivoiser la nouvelle vie en appartement. Sentir la belle-famille frustrée que mon copain m’ait accompagnée… Arrivée d’une autre amie dans le projet de coopération. Trouver enfin ma place dans l’équipe au boulot. Organiser un festival à la course. Ne pas comprendre ce qu’on attend de moi, mais essayer de ne pas trop m’en faire. Découvrir la vie de couple enfin et être encore plus amoureuse de mon amoureux. Fêter mon anniversaire. Préparer la fin de mon stage. Être gelés, mais au moins la douche est chaude!

Août : Avoir encore froid. Finir le projet. Stresser pour mon rapport de stage. Capoter de voir que personne ne m’appuie de nulle part. Apprendre que les gens de la ressource de rue perdront leur toit à cause d’un gouvernement con. Finir mon projet sur une gosse à cause de ça. Écrire mon rapport de stage en catastrophe. Le remettre à l’heure pile de la remise avec le décalage chilien en prime. Chercher une job pendant mon petit répit de vacances. M’improviser prof d’anglais. Stresser parce qu’au fond je ne suis pas si bonne que ça en anglais…

Septembre : Commencer la session de 5 cours à distance en psycho. Avoir enfin droit à de la chaleur. Toujours filer le parfait bonheur en appart avec mon amoureux. Chercher une façon de ne pas devoir sortir du pays en octobre pour mon visa. Considérer se marier le 30. Faire la file au registre civil et apprendre qu’il n’y a pas de date avant novembre… Changer de plan, un voyage en Argentine avec visa à 140 $ ce sera. Faire des free game d’anxiété et de stress comme jamais à cause de ma session et ma job de prof d’anglais. Visiter le médecin chilien… Se faire dire de se calmer les nerfs. Fêter la fête nationale le 18. Sentir beaucoup d’amour dans ce printemps chilien prometteur.

Octobre : Continuer d’étudier et rester stressée malgré beaucoup d’essais de ne pas l’être. Avoir de la chaleur encore plus. Découvrir l’étude au parc! Vouloir se marier avant mon départ au Québec en décembre pour m’éviter les mêmes problèmes de visa à mon retour. Faire la file au registre civil. Faire la file dans un autre registre civil. Avoir enfin une date, le 3 décembre BINGO. Penser à organiser l’évènement qui ne devait pas être si gros mais qui s’est transformé en un monstre de stress. Partir un petit 4 jours en amoureux en Argentine et vraiment tripper sur mon futur époux et l’Argentine en même temps. Revenir crissement en retard dans ma session. L’échapper complètement et rusher pour la mi-session.

Novembre : À un mois de la noce commencer à capoter pas mal plus. Voir les registres civils en grève et capoter de ne pas savoir si on pourra ou non nous marier… Essayer de rattraper mon retard de voyage en Argentine dans mes études tout en planifiant le plus gros évènement émotionnel de ma vie PIS mon retour au Québec juste après. Mortalité imprévue pour mon copain. Rester forts et s’appuyer, l’aimer encore plus. La grève qui se règle un jour ouvrable avant la signature des papiers. On pourra se marier. Nos 140 (!!!) invités seront contents. Avoir chaud chaud chaud et adorer ça! Vive l’été!

Décembre : Rusher le sprint de mariage. Se marier le 3. Prendre l’avion le 5 pour le Québec. Faire un examen en catastrophe d’une chambre d’hôtel après 13h de vol et 3h de sommeil. Descendre dans le bas du fleuve à 7h de route de Montréal. Étudier, étudier, étudier pour la fin de session. Retrouver ma famille, mais étudier, étudier, étudier. Voir des photos de mariage, parler sur skype à mon nouveau mari, étudier, étudier et encore étudier. Pleurer, pleurer et pleurer parce que ça fait beaucoup beaucoup beaucoup d’émotions! Mais continuer à étudier encore… Je fini les cours samedi soir.

 

 

Je ne sais plus écrire…

Ça fait un bout que je pense à ce blogue et que je n’arrive pas à trouver l’inspiration pour continuer à l’alimenter. Je me sens vidée. J’ai l’impression que les mots et l’inspiration m’ont quittée.

Pourquoi?

Ma vie est rendue plus tranquille on dirait. Bon, en fait non. Pas si tranquille que ça. Mais émotionnellement ça va mieux alors je pense que je n’ai plus autant ce besoin de me libérer.

 

De retour

Me voilà de retour en terre chilienne. J’ai tout fait pour trouver un moyen de revenir. J’ai rushé. J’ai étudié en fou. J’ai tout vendu, j’ai tout réglé et je suis partie.

J’ai réussi. Mission accomplie. Maintenant, j’ai toute la liberté que j’espérais avoir pour voir si je peux me sentir bien ici et m’y établir plus longuement.

Le départ s’est fait comme prévu, j’ai contrairement à mon habitude eu le temps de tout compléter ce que je devais faire. Par contre, l’arrivée s’est déroulée bien malgré moi dans l’inconfort physique. Eh oui, fin de session et fatigue ne font pas bon ménage… Pollution, changement de pays et nouvelle routine qui commence rapidement encore moins…

Je suis entrée au boulot enrhumée deux jours après mon arrivée. Mais j’avais tellement hâte de retrouver cette belle bande et de commencer le travail que je n’ai pas écouté la grande fatigue de mon corps. Au fur et à mesure que la semaine avançait, je ralentissais la cadence bien malgré moi et ce weekend je me suis retrouvée en très mauvais état. La pneumonie a échoué pour une deuxième fois en 27 ans dans mes petits poumons québécois faibles. Résultat : repos forcé et antibiotiques.

C’est dur pour l’orgueil. Faire tout ça, pour se retrouver dans cet état lamentable. C’est poche en ta***. Mais bon ça veut aussi dire que je dois m’écouter plus.

Quand je fais le bilan des derniers mois de mon retour au Québec jusqu’à celui au Chili je n’ai pas chômé, c’est vrai! En fait j’ai trimé dur en maudit pour me sortir de mes cours avec des bonnes notes, j’ai travaillé un peu aussi à travers tout ça autant que j’ai pu et j’ai fait BEAUCOUP de paperasse pour pouvoir quitter le Québec en paix. Si quelqu’un vous dit que c’est pas compliqué partir en voyage pour un long trip, c’est pas vrai pentoute, je vous en passe un papier! Je me suis tapé beaucoup d’heures d’attente, de frustration, je me suis heurtée à des portes closes, on m’a dit une information à un endroit et on me l’a contredite ensuite… Bref je sais pas si cela à voir avec moi mais dieu que je ne l’ai pas facile quand il s’agit de trucs bureaucratiques, pis tout est toujours contre moi style : partir UNE journée avant la date pour avoir droit à une dérogation pour le renouvellement de mon permis et de ma carte soleil. Mais il ne me sert plus à rien de m’en plaindre, tout ça est derrière moi, je suis au Chili. Avec la pneumonie et une toux d’outre-tombe, mais je suis au Chili.

Rien n’a changé. C’est ce qui m’a le plus frappée en revenant ici. J’avais cette peur irrationnelle que tout soit différent et que ça me pousse à me remettre en question mais c’est pas du tout le cas. Bien entendu tout n’est pas exactement pareil, mais en général, c’est exactement comme je croyais que ça serait. C’est spécial de revenir dans un lieu qu’on a déjà visité auparavant. J’avais cette hâte de retrouver les êtres chers qui sont ici. Mais je n’avais pas cette angoisse de l’inconnu comme l’an dernier. J’avais cette joie au coeur de retrouver ce qui m’avait tellement marqué lors de ma venue il y a moins d’un an. Mais je n’avais pas cette hâte du nouveau, de la découverte entière. C’est spécial, mais pas du tout déplaisant! C’est tout aussi dépaysant! Pour le moment je ne réalise pas encore. J’imagine que quand je franchirai le cap des 13 semaines (durée de mon voyage ici l’an dernier) je serai davantage en mesure de réfléchir à comment j’entrevois l’avenir.

Bien entendu je doute. Je doute comme je doute toujours. Mais j’ai lu un jour quelque part que c’est lorsqu’on ne se pose plus aucune question sur rien qu’on doit commencer à s’inquiéter et je suis très favorable à cette idée…

Pour le moment je me refais une santé… Au Chili !

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Une journée avant que mon état se dégrade, j’ai eu le temps de retrouver la belle bande d’amis qui m’avait beaucoup manquée!

 

Conviértete en uno

En estos tiempos de guerra, cuando el daño a los seres humanos, que apenas mantengo la fe y la esperanza en la humanidad. Afortunadamente, un ser humano que ahora es una parte integral de mi día a día, incluso si hay más de 11 000 kilómetros de distancia física entre nosotros por ahora, me permite ver un pequeño claro en la distancia …
Deseo sinceramente que todos los seres humanos a un día vivirán un amor tan grande y fuerte que el que crece un poco más cada día entre nosotros.
Me llevó a través de estos 11 000 kilómetros para conocer a mi otra mitad … Y algunos viven acerca de esa mitad pero no quizá encontrarla jamás …
No soy alguien que cree necesariamente en las leyes del azar o del destino. Pero me gusta creer que este encuentro casual era suceda. Mi madre dice a menudo que nada sucede por una razón y yo estoy de acuerdo perfectamente.
Me llevó a meterme en este proyecto y no otro, que ir por ella y no al contrario, me voy a Chile y no en otro país, el proyecto se lleva a cabo dentro de esa organización y no otra, que la organización está de acuerdo en que los empleados y no otro, que yo soy elegido para este proyecto y no otro, que ese día la cruz los ojos y una yema comienza su proceso de incubación, mientras que suavemente.
Antes de todo esto, tomó paso por un trozo de vida bastante difícil para mí decidir cambiar de trabajo y que una amiga me invitó a acompañarla en el sur para mí escuchar la llamada la cooperación internacional en la boca de mi.
Las cosas están conectadas y nadie sabe a dónde nos conducirá a veces. A menudo tomamos decisiones sin saber, pero es el instinto que habla. Trato vez más para escuchar y creo que este resulto.
No puedo y no quiero negar mi pasado o en el camino que he andado para llegar a donde estoy ahora. Sirvió para dar forma a la persona que soy, eso es seguro. Pero tengo que admitir que para conocer a su otra mitad da lote en cuestión. Esto es a la vez tan hermoso y reconfortante que es difícil evitar las comparaciones. Y cuando uno se embarca en ese país, se pone triste … Nos cuenta de lo que fuimos momento equivocado.
Viviendo como mucha felicidad en la oposición me pone con tales monstruos de mi pasado. Siento que esta relación me hace trabajar mucho sobre mí mismo y sobre todo crecer y ser mejor persona. Siento que por fin, por una vez, voy a construir de la manera correcta y con la persona adecuada. Siento que cada clavo y tarjeta instalada en el patio de nuestra relación es duradera y que soportarán los caprichos del tiempo. Sé que no podemos asumir nada, pero por una vez, realmente siento que hago las cosas bien y sobre todo lo que quiero para mí. Es bonito. Se siente bien.
Por una vez me siento que no necesito que me muestre una luz diferente, en mi 36, para ocultar mis faltas, mostrarme en mi mejor faceta, jugar a la persona que siento que el otro me gustaría ser . Es sólo simple, fácil, ese soy yo en toda mi autenticidad. Y el que juega la misma tarjeta conmigo … Es casi demasiado bueno para ser verdad. De hecho todavía me pregunto si no estoy soñando …
A través de él aprendí a amarme a mí mismo un poco más. En estos ojos, me acepto y me amo a mí mismo. Es triste decir que tengo que pasar por otra persona a su espejo me refleja la reflexión aceptable de mí mismo. Pero al menos este espejo me envía la buena imagen de lo que soy, no se distorsiona.
Pero es cierto, conocí a una persona que completa la otra mitad de mi ser. Es maravilloso. Es dulce como una brisa de primavera que anuncia el verano o como un rayo de sol anaranjada quemada en la playa una noche en julio … Y eso es cierto, yo sé que habrá momentos muy dulces con el…

Un recién llegado

Extracto de mi articulo que comparte sobre el blogue de la Universidad de Québec à Chicoutimi por los estudiantes del certificado de cooperación internationale

En el otoño de 2015, me gustaría primero presentarme. Soy un estudiante del certificado en UQAC cooperación internacional. Yo tengo 27 años. Estoy estudiando en UQAC desde el año pasado. También estoy estudiando para la certificación en la intervención comunitaria que voy a completar en el próximo período de sesiones.

Viaje siempre ha sido atractivo para mí, pero como estudiante, mi situación económica es precaria. Además, los trabajos de los estudiantes muy adictivas han hecho que he sido capaz de viajar tanto como yo quería antes.

Cuando pude permitir, me fui a descubrir el mundo.

Visité España, Cuba, el oeste de Canadá, Hawaii, Toronto, Nueva York y más recientemente Chile.

Acabo de regresar de un curso de introducción a la cooperación internacional de Québec sin Fronteras en Santiago, capital de Chile, en el que podía hacer la intervención de las artes con gente de la calle. Esta aventura de tres meses me transformó y me abrió los ojos al mundo.

Aunque me haya ido que en mayo pasado, el proceso que lleva a este tipo de viaje es largo. He aplicado al proyecto hay un poco más de un año, en el verano de 2014. Yo quería salir, cambiar de aire, mientras que ser capaz de adquirir experiencia y hacer la intervención utilizar mis conocimientos en artes.

Un año más tarde, puedo decir que este proceso ha cambiado mucho mi vida. Formación preparatoria me ha dado más conocimiento de la cooperación internacional, el desarrollo sostenible y el trabajo en la calle.

Es por todo esto que se sintió mi deseo de continuar con el proceso más tarde, antes de ir a Chile. Así que me registré la cooperación internacional en la primavera pasada.

Yo no sabía en ese momento que si iba a amar a mi experiencia, pero yo sabía que tenía dentro de mí el deseo de conocer más sobre el mundo que me rodea. Después de vivir mi increíble viaje a Chile, yo estaba como embalaje para saber que septiembre, me perseguiría en la misma dirección con mis cursos en este programa y puedo decir que no me equivoco!

La sesión acaba de empezar y me lleno con el material para hacer el trabajo de producir y sobre todo el dinamismo de los maestros y profesores del departamento. Además, ya sé que tengo la intención de cumplir con mis prácticas de cooperación en mayo, cuando tengo la intención de volver a Chile para continuar el proyecto iniciado este año con el mismo ONG, CIDETS.

Definitivamente, la sesión comienza el tapacubos!

Los invito a seguirme en toda la session en cooperación internacional ya que voy a seguir compartiendo mis pensamientos y mi experiencia como estudiante en este programa.

Bienvenido de nuevo a todos!

Intervention comunitaria a Santiago de Chile

Extracto de mi articulo sobre el blogue de la Universidad de Québec a Chicoutimi por los estudiantes del certificado de intervention comunitaria.

Ya estoy de vuelta en los bancos de UQAC para reanudar las clases para la certificación en la intervención comunitaria! En el último artículo de la sesión de invierno de 2015, hablé de mi viaje a Chile en el marco del programa Québec sin Fronteras que me daría la oportunidad de tocar la intervención con la gente de la calle. Nos fuimos con la agencia de Todos los Niños del Otro Mundo (TEAM) con sede en Mascouche.

Les puedo asegurar que esta experiencia fue muy interesante y enriquecedor lo humano y profesional.

Para iniciar la sesión y como es todavía fresca en mi memoria, me gustaría compartir un poco de aventura que era rico en emociones. Deseo sinceramente a todos a vivir algún día algo similar.

En primer lugar, hay que decir que hemos tenido suerte, mis ocho compañeros practicantes y yo tenemos un proyecto tan diverso. Nuestro proyecto de prácticas era ayudar a nuestro socio en el campo, CIDETS, subiendo el festival de artes de calle. Esta organización de la comunidad chilena de trabajar con gente de la calle a través de diversos componentes de las intervenciones que todos hemos experimentado durante nuestra estancia. La organización ofrece incluyendo los recursos de alojamiento, un programa de distribución de alimentos y los efectos de base en el programa de la calle y la retención escolar, apoyo psicosocial y reinserción escolar. Fue muy interesante para poder experimentar todo en un contexto cultural diferente, en una ciudad con 7 millones de habitantes vive!

Yo podría hacer muchos paralelismos entre mi participación comunitaria en vigor y mi experiencia en Quebec y la realidad chilena.

Además de tocar todas las áreas de la organización que contrata a sesenta empleados a través de estos muchos aspectos, es evidente que podríamos montar el proyecto específicamente nos trajo allí.

Después de participar en el desarrollo de talleres artísticos en colaboración con nuestros colegas chilenos, ofrecimos a las personas que se ocupan de la casa a participar durante dos semanas. Por lo tanto, las personas de la calle de todas las edades pudieron participar en excursiones de fotos, pintura talleres impartidos por un hombre en la calle, talleres de música, talleres de serigrafía, además de pintar un mural con equipo de muralistas profesionales. Fueron incluso capaces de participar en un taller de escritura y la poesía que tuve la oportunidad de poner a mí mismo.

Debo añadir que estos talleres han dado lugar a intercambios extraordinarias, además de desarrollar la confianza de las personas marginadas? Varios talentos ocultos fueron revelados durante estos talleres y pudimos hacer la pantalla en el último día de la colocación que resultó en un festival. Todas las fotos tomadas durante los talleres fueron exhibidos en el patio del recurso de alojamiento, gente de la calle presentes pudieron participar en otros talleres y un talento muestran la calle se introdujo. Este extraordinario día dio lugar una vez más momentos inolvidables. Un centenar de personas de la calle visitados por la organización se presentaron durante el día de la fiesta. Fue como un milagro de ver tanta felicidad y alegría en los rostros magullados por la calle.

Escribo aquí y escalofríos corriendo por mi cuerpo!

Así que vuelvo de esta experiencia con un fondo muy gratificante y estoy muy feliz de ver a mis compañeros para atacar la nueva sesión que promete ser emocionante. Después de semejante aventura, creo que todavía puedo hacer otros paralelos.

Creo que para poder abrir al mundo y es una oportunidad que nadie debería dejar pasar!

Tener una buena temporada!

Bien au Chili

Je suis seule à Santiago au Chili, depuis 10 jours. Mes acolytes canadiennes ont toutes décidé de poursuivre leur route à l’extérieur de la grande ville.

Pas moi.

C’est drôle. Moi qui m’est toujours mise en tête que la Grande Ville ce c’était pas pour moi. Que j’avais besoin du grand air absolument… En fait j’avais tout faux sans même le savoir. Encore une idée préconçue que ce qui est le contraire de sa propre réalité doit nécessairement être une chose  moins bonne.

J’ai décidé de me garder en ces lieux plus longtemps parce que oui, la Grande Ville de 7 millions d’habitants me fait du bien. J’aime cette sensation de marcher seule dans la foule. J’aime profondément cette ville et ses gens. Ces gens qui malgré leur peu d’égard pour l’environnement (c’est une vraie poubelle le Chili) ne se font jamais prier pour vous aider à trouver votre chemin ou encore qui s’excusent en tout temps pour sortir du métro ou de l’autobus.

Leurs sourires

Le projet au Chili est terminé depuis 10 jours déjà, mais je me garde en les terres chiliennes pour un peu de temps encore.

Le Chili me va bien.

Trop bien.

Je ne veux en revenir.

Ici j’ai vécu un tremblement humain. Ma réalité ne sera plus jamais la même. Il y aura cette vie d’avant et d’après le Chili. Cela était écrit dans le ciel avant même que je commence à entasser mes effets dans mon sac à dos. Maintenant, je sais que je rentrerai vers mon petit chez moi avec un trou énorme dans le coeur. Après le projet, il m’a fallu décanter l’expérience.

Apprendre à vivre sans un travail extraordinaire dans la rue.

Apprendre à vivre sans les rencontres quotidiennes avec les gens de la rue et de la ressource d’hébergement.

Appprendre à vivre sans ces regards et ces sourires, ces embrassades et ces liens qu’on tisse à tout moment, ces histoires de vie, même de survie, qui nous rentrent dedans et nous font réfléchir et tout remettre en question.

Aujourd’hui je me suis donné le droit de jeter un oeil aux nombreux vidéos et photos qui ont été pris lors du dernier jour du projet et ça m’a donné un coup. J’ai pleuré devant leurs sourires si grand, leur âme si grande, leur yeux tellement pétillants…

Difficile après une telle expérience de garder le même regard sur la vie et les choses banales, ce qu’on reçoit tout cru dans le bec et qu’on prend pour acquis…

Boucler la boucle

Je haïs les aurevoirs.

J’ai en aversion les adieux.

L’attachement m’est une chose naturelle et facile. Le détachement m’est douloureux peu importe son intensité.

La ronde a débuté le jeudi, avec un dernier tour de ruta calle, un programme de distribution de victuailles en camionnette avec des comparses de travail en or. Pendant cette partie du programme j’ai rencontré des personnes extraordinaires. Des dizaines d’exemples me viennent en tête, comme la Nanny hospitalisée et dont les amis de la rue se préoccupaient. Son visage quasi oréolé de bonheur et de paix quand nous l’avons visité dans son lit blanc, propre et souriante. La photo prise qu’on a ensuite montré à ses amis tellement contents d’avoir de ses nouvelles… Il y a aussi les deux jeunes frères qui dormaient sur ce matelas à la belle étoile avec un vieil homme amoureux des livres. Tous les trois sur ce vieux truc froid et humide avec les chiens pour les réchauffer. Les sourires des gamins tellement jeunes et vulnérables qui se sont fait jeter de la maison à leurs 18 ans. Le rire bon enfant de l’homme barbu qui veille sur eux. La Sole et son mari qui vivent près de l’autoroute avec leurs chiens. Leur fils qui restera un enfant de 10 ans à jamais dans sa tête. Leur fille qui se nomme Elizabeth comme moi. Leurs sourires, leur joie de vivre. Cet endroit aux limites de la ville, un lieux magnifique sur un terrain vague face aux montagnes avec une petite rivière qui coule doucement. Le bruit de l’abattoir en bas de la falaise qui gâche la plénitude du lieu. Le ruco où vivent plusieurs gens depuis des années. Un endroit tellement beau que j’y eménagerais presque moi aussi. Tomas, un musicien avec son tattoo de Dream Theater sur le bras qui m’a emmené à un pâté de maison pour montrer la statue de Jésus en me disant:

-Je vais lui demander de prier pour toi, qu’il te garde. Il y a trop peu de femmes comme toi. Merci d’être passée aujourd’hui.

Le chapelet de bois qu’il m’a donné et que je compte garder.

À la fin de cette seule journée je savais que tout ça me manquerait terriblement.

***

La ronde s’est poursuivie le lendemain avec le point culminant du projet, le festival des arts de la rue. J’avoue que cela aura été mon grand coup de coeur de tout ce que j’ai fait ici. Pendant deux semaines, on a offert aux gens de la ressource d’hébergement des ateliers artistiques. Peinture, écriture, musique, sérigraphie, murale, photo… J’ai eu la chance d’assister et participer à plusieurs. C’était incroyable de voir cet homme de la rue, Don Raul, qui se donnait corps et âme pour préparer minutieusement son atelier de peinture dont il avait la charge. Un homme doux, passionné d’art et tellement talentueux. Il se passait quelque chose de magique quand les gens venaient à son atelier et qu’il donnait ses judicieux conseils. L’atelier de photo présenté par des collègues chiliens aura été aussi riche en moments forts. Ce même homme, Don Raul qui prend ma caméra professionnelle pour tirer le portrait d’un oiseau, cette femme, Nora, qui s’amuse en prenant des photos avec des amis de la rue qu’elle a rencontré par hasard lors de notre sortie photo… Des moments inoubliables. Mon atelier d’écriture improvisé en quelques heures. Les participants qui me tirent presque les larmes en lisant leurs écrits pendant les activités…

Bref, le vendredi, jour ultime de travail était l’exposition et présentation de tout ce qui a été fait pendant les deux semaines d’ateliers. À mon entrée à l’Hospéderia, lieu d’hébergement, je savais que ce jour serait spécial. Des dizaines de photos captées pendant les ateliers étaient affichées sur des cordes à linge partout dans la cour. C’est comme si l’Hospédéria avait emménagé complètement ailleurs. Ce lieu empli de gens échoués après le naufrage de leur vie, en attente de retrouver la voie pour naviguer mieux, était maintenant rempli de sourires, de bonheur et de joie. C’était incroyablement beau à voir. J’étais ébahie devant ce jour de miracle. Un vrai miracle que de voir tous ces gens valorisés, souriant, partageant entre eux… Et nous qui avions le privilège d’assister à tout cela et d’y contribuer juste un peu. On a pas fait de grande choses extraordinaires, mais on a fait beaucoup de choses par le biais de ce projet. Ce jour fut l’occasion de voir que jamais plus rien ne sera comme avant autant pour l’organisme, les gens de la rue et pour nous toutes.

Rarement j’ai eu l’occasion dans ma vie d’aussi bien boucler la boucle à la fin d’une expérience.

Je suis triste de partir, j’haïs les aurevoirs…

Mais au moins je sais que ce sont pas des adieux…

Première impression

Voici un texte écrit il y a un bout déjà mais que je n’ai pas eu le temps de publier avant. Je suis arrivée au Chili comme prévu le 21 mai dernier, il y a un peu plus d’un mois. Ce texte a été écrit après ma deuxième semaine ici.

Déjà deux semaines que je suis ici, mais au fond, je me sens comme si c’était beaucoup plus que ça.
Pas que ce soit long, mais plutôt parce que je me suis bien adaptée. Je crois.
Pourtant, c’est tellement différent de ma petite vie de Saguenéenne…
Ici vivent plus de 7 millions de personnes. Le choc dans les premiers jours a été d’apprendre à vivre avec autant de gens, la pollution, les transports en commun, le traffic, les micros (bus) et métro qui débordent de gens entre 6h am et 9h am et de 18h à 21h chaque jour… Quand je dis déborder ici, ce n’est pas un euphémisme. Un soir il m’a fallu attendre 8 bus pour pouvoir finalement m’entasser dans un bus accordéon… c’est fou!
Mais je me suis bien adaptée et super vite. Je connais les lignes de métros et les numéros de micro. Et les gens sont tellement gentils et attentionnés ici. Les Chiliens sont adorables. Quand ils voient que nous sommes perdues ou que nous semblont nous inquiéter dans un transport, les gens nous offrent leur aide volontairement, chaque fois. On a jamais besoin de demander, on nous offre toujours un coup de pouce.
Niveau relations, les Chiliens de sexe masculin sont beaucoup moins achalant que bien d’autres latinos. En fait, on ne se fait jamais achaler ici. Les gens autant les gars que les filles sont très respectueux et gentil. Ici, la fidélité et la famille sont importants, alors dès que je parle de mon petit novio d’amour, tout est clair.
Il y a beaucoup de vie dans une grande ville. Je l’ai constaté assez rapidement! Dans les wagons de métro, il y a des musiciens qui jouent (en dehors des heures de pointe on s’entend, ce serait impossible sinon), des marionnettistes…. Les arts sont présents partout. Il y a des fresques partout dans certains quartiers du centre-ville et c’est vraiment super beau! Les musées et édifices patrimoniaux sont pleins d’histoire aussi et cela est encore plus palpable quand on a visité le musée de la mémoire, un lieu de visite GRATUIT qui raconte toute l’histoire de la dictature et les droits humains ici. Nous l’avons visité le premier jour de notre arrivée et j’avoue que j’en suis sortie boulversée. Le musée est récent et on peut facilement se remettre dans la peau du peuple qui s’est retrouvé dans la dicture du jour au lendemain, le matin du 11 septembre 1973. Il y a des extraits vidéos et sonores, les discours d’Allende juste avant sa mort alors qu’il savait qu’il était en danger et que l’armée allait prendre la Moneda. J’ai vraiment compris les déchirements du peuple chilien pedant la visite. Je comprends mieux pourquoi encore aujourd’hui, ce drame historique est encore bien présent dans la mémoire collective et que ses répercussions se ressentent encore.
Je comprends aussi pourquoi les gens ont en aversion les carabineros (pacos\police nationale)…
Santiago est une ville remplie d’arts et d’histoire qui se découvrent au fil de ses quartiers, mais aussi, les parcs sont omniprésents. Comme c’est presque l’hiver ici (dans 15 jours) on voit beaucoup de feuilles colorées et par terre. Par contre, les feuillus côtoient les palmiers et cactus… C’est drôle de voir les extrêmes ensemble. Nous avons aussi pu apprendre que les arbres et la végétation sont précieux ici. Au parc Quinta Normal, on retrouve des centaines d’arbres issus de tout le pays. Certains ont plus de 400 ans! D’autres sont les derniers de leur espèce en raison des coupes à blanc dans certaines régions il y a plusieurs années. C’est pour ça que des brigades vertes patrouillent dans les parcs pour que les gens ne brisent pas ces précieux végétaux.
Niveau social, les Chiliens sont vraiment sympathiques, accueillants, mais surtout, ils aiment les contacts humains. Ici, on se fait TOUJOURS la bise! Même avec les personnes qui vivent dans la rue, les toxicomanes et les ivrognes avec qui j’ai commencé à travailler cette semaine (J’y reviendrai)…
Aussi, ils parlent beaucoup et sont TOUJOURS partants pour festoyer! Nous avons eu la chance de vivre en auberge de jeunesse toutes les 10 pendant la première semaine et déjà là-bas, nous avons pu tisser des liens. Des amis de la personne qui organisait notre stage au Québec se sont assurés que notre découverte de la vie sociale et nocturne se fasse adéquatement. Nous avons eu l’opportunité de sortir en ville un soir, le dernier que nous avons passé ensemble, avant de partir dans notre communauté d’acceuil et nos familles. Ici, la fête ne se termine jamais!!! Les bars ferment à 5h am et n’ouvent pas avant 22h30 le soir. Aussi, passer dans la rue dans le jour et y revenir la nuit est spécial. Rien ne ressemble puisque les marchands ambulants du jour s’en vont tandis que les portes de garage des petits cafés et bars s’ouvrent pour accueillir les fêtards.
Parenthèse… Les marchands sont tellement gentils. Ici on ne négocie pas avec eux, c’est une insulte. De toute façon, les prix sont abordables et souvent, on nous propose même des prix quand ils voient que nous sommes d’ailleurs. Aussi, les Chiliens en général sont SUPER curieux. Ils veulent savoir d’où nous sommes, pourquoi nous sommes ici, ce qu’on fait dans notre pays, veulent connaître des mots en français… Ils sont adorables en toute occasion.
Sinon, il y a des chiens PARTOUT! Étant naturellement attirée par les animaux, on a attiré pas mal de chiens dans nos activités. Certains passaient simplement la journée avec nous. Ils sont très affectueux et cohabitent bien avec la population. On ne les bat pas et les gens les nourrissent. Ils sont de tous les types et les grandeurs.
La raison pour laquelle ils sont aussi nombreux que les mouches noires dans le bois chez nous, c’est que la castration coûte super cher! Plusieurs adoptent des animaux chez eux et quand ils ne peuvent plus bien s’en occuper, ils les abandonnent dans la rue. Ensuite ils se multiplient…
D’ailleurs, nous avons eu la « chance » de voir pas mal de femelles se sauver avec nous alors que les mâles super excités n’avaient que l’idée de se reproduire…. Un jour, il y a même une femelle qui nous suivait et qui a trainé avec elle une dizaine de mâles ! ! On flashait en maudit dans le quartier…
Niveau météo, on n’a pas vu de pluie depuis notre arrivée. Plusieurs jours de nuages et surtout BEAUCOUP de froid. Ici, on ouvre les fenêtres dans le jour pour faire entrer la chaleur pendant les quelques heures de soleil qu’il y a. Aussi, le soleil se lève TELLEMENT tard! On parle quand même de 8h30 le matin. Il faut beaucoup de temps avant que l’air se réchauffe, quand ça arrive. Il m’a fallu acheter plus de vêtements chauds en Alpaga. J’ai gelé les premiers jours. Aussi, l’humidité n’aide pas. Pourtant, le soleil quand on le voit est fort. Pas assez pour enlever nos manteaux, mais assez pour donner des coups de soleil sur les joues et le nez. Encore une fois, les extrêmes sont omniprésents ici!
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