Rétrospective 2016

Janvier : Début d’une deuxième session d’université à 6 cours (la dernière). Monter un dossier de bourse pour essayer d’avoir un peu de sous pour m’aider à partir au Chili.

Février : Couler un premier examen en économie. Lâcher ledit cours le lendemain. Préparer la venue de mon amoureux chilien. Rusher ma vie de mi-session en même temps. Mettre en vente un peu tout pour financer mon départ.

Mars : Venue de mon amoureux pour la première fois au Québec. Trois semaines et demi de découvertes, d’amour, de retrouvailles, de petits bonheurs simples et doux. Préparation et présentation d’une grosse conférence universitaire avec lui, dans le cadre de notre participation au Festival des arts de la rue à l’ONG chilien à l’été 2015. (Là où tout à commencé 😉 ) Au revoir déchirant… une fois de plus, mais avec la conviction d’une retrouvaille prochaine.

Avril : Sprint final. Fin de se session, vente de tout, deux allers-retours chez mes parents dans le bas du fleuve pour revoir mon monde avant le grand départ. Préparer mes 7 mois à l’étranger dans une montagne de paperasse. Gestionner mes changements d’adresse, mes impôts et toutes les affaires du gouvernement (un job à temps plein en soi). Départ (ENFIN) pour le Chili.

Mai : Apprendre à vivre dans ma belle-famille chilienne à 2h de mon lieu de travail. Retrouver mon amoureux. L’aimer plus chaque jour partagé avec lui. Commencer mon stage de coopération dans le milieu de travail de mon amoureux pour une deuxième fois. Essayer de trouver mon rôle, ma place, ne pas y arriver vraiment. Me remettre en question, mais rester calme quand même. Retrouver la ville qui m’avait tant manquée, le pays que j’avais tant aimé il y a un an. Me sentir bien dans mes choix. Attraper une pneumonie et prendre le lit. Sacrer contre l’hiver chilien trop tôt et le non-chauffage dans les maisons.

Juin : Sacrer encore plus contre le froid de plus en plus présent. Chercher encore ma place dans mon projet de stage. Être heureuse et bien avec mon amoureux malgré la situation de vivre chez ses parents qui me pèse beaucoup. Prendre des douches froides. Dormir dans le froid. Travailler dans le froid. Prendre l’autobus dans le froid. Manger dans le froid. Au moins le coeur au chaud. Être un peu découragée, mais garder mes appréhensions pour moi, tenter de trouver une solution, vouloir déménager au centre-ville chez une amie ou retourner dans la famille d’accueil de 2015. Péter l’abcès de la non adaptation dans la belle-famille. Avoir l’appui inconditionnel de mon copain qui souhaite partir avec moi. Chercher un appartement. Capoter en voyant les prix qui ne fitent pas dans mon budget de coopérante volontaire… Avoir un cadeau du ciel : une chambre en appart avec un ami de mon amoureux et une journaliste super sympa.

Juillet : Dormir dans un lit 1 place. Pas dormir beaucoup. Mais faire moins d’heures d’autobus. Magasiner un lit, premier achat conjoint avec mon amoureux. Apprivoiser la nouvelle vie en appartement. Sentir la belle-famille frustrée que mon copain m’ait accompagnée… Arrivée d’une autre amie dans le projet de coopération. Trouver enfin ma place dans l’équipe au boulot. Organiser un festival à la course. Ne pas comprendre ce qu’on attend de moi, mais essayer de ne pas trop m’en faire. Découvrir la vie de couple enfin et être encore plus amoureuse de mon amoureux. Fêter mon anniversaire. Préparer la fin de mon stage. Être gelés, mais au moins la douche est chaude!

Août : Avoir encore froid. Finir le projet. Stresser pour mon rapport de stage. Capoter de voir que personne ne m’appuie de nulle part. Apprendre que les gens de la ressource de rue perdront leur toit à cause d’un gouvernement con. Finir mon projet sur une gosse à cause de ça. Écrire mon rapport de stage en catastrophe. Le remettre à l’heure pile de la remise avec le décalage chilien en prime. Chercher une job pendant mon petit répit de vacances. M’improviser prof d’anglais. Stresser parce qu’au fond je ne suis pas si bonne que ça en anglais…

Septembre : Commencer la session de 5 cours à distance en psycho. Avoir enfin droit à de la chaleur. Toujours filer le parfait bonheur en appart avec mon amoureux. Chercher une façon de ne pas devoir sortir du pays en octobre pour mon visa. Considérer se marier le 30. Faire la file au registre civil et apprendre qu’il n’y a pas de date avant novembre… Changer de plan, un voyage en Argentine avec visa à 140 $ ce sera. Faire des free game d’anxiété et de stress comme jamais à cause de ma session et ma job de prof d’anglais. Visiter le médecin chilien… Se faire dire de se calmer les nerfs. Fêter la fête nationale le 18. Sentir beaucoup d’amour dans ce printemps chilien prometteur.

Octobre : Continuer d’étudier et rester stressée malgré beaucoup d’essais de ne pas l’être. Avoir de la chaleur encore plus. Découvrir l’étude au parc! Vouloir se marier avant mon départ au Québec en décembre pour m’éviter les mêmes problèmes de visa à mon retour. Faire la file au registre civil. Faire la file dans un autre registre civil. Avoir enfin une date, le 3 décembre BINGO. Penser à organiser l’évènement qui ne devait pas être si gros mais qui s’est transformé en un monstre de stress. Partir un petit 4 jours en amoureux en Argentine et vraiment tripper sur mon futur époux et l’Argentine en même temps. Revenir crissement en retard dans ma session. L’échapper complètement et rusher pour la mi-session.

Novembre : À un mois de la noce commencer à capoter pas mal plus. Voir les registres civils en grève et capoter de ne pas savoir si on pourra ou non nous marier… Essayer de rattraper mon retard de voyage en Argentine dans mes études tout en planifiant le plus gros évènement émotionnel de ma vie PIS mon retour au Québec juste après. Mortalité imprévue pour mon copain. Rester forts et s’appuyer, l’aimer encore plus. La grève qui se règle un jour ouvrable avant la signature des papiers. On pourra se marier. Nos 140 (!!!) invités seront contents. Avoir chaud chaud chaud et adorer ça! Vive l’été!

Décembre : Rusher le sprint de mariage. Se marier le 3. Prendre l’avion le 5 pour le Québec. Faire un examen en catastrophe d’une chambre d’hôtel après 13h de vol et 3h de sommeil. Descendre dans le bas du fleuve à 7h de route de Montréal. Étudier, étudier, étudier pour la fin de session. Retrouver ma famille, mais étudier, étudier, étudier. Voir des photos de mariage, parler sur skype à mon nouveau mari, étudier, étudier et encore étudier. Pleurer, pleurer et pleurer parce que ça fait beaucoup beaucoup beaucoup d’émotions! Mais continuer à étudier encore… Je fini les cours samedi soir.

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s