Rétrospective 2016

Janvier : Début d’une deuxième session d’université à 6 cours (la dernière). Monter un dossier de bourse pour essayer d’avoir un peu de sous pour m’aider à partir au Chili.

Février : Couler un premier examen en économie. Lâcher ledit cours le lendemain. Préparer la venue de mon amoureux chilien. Rusher ma vie de mi-session en même temps. Mettre en vente un peu tout pour financer mon départ.

Mars : Venue de mon amoureux pour la première fois au Québec. Trois semaines et demi de découvertes, d’amour, de retrouvailles, de petits bonheurs simples et doux. Préparation et présentation d’une grosse conférence universitaire avec lui, dans le cadre de notre participation au Festival des arts de la rue à l’ONG chilien à l’été 2015. (Là où tout à commencé 😉 ) Au revoir déchirant… une fois de plus, mais avec la conviction d’une retrouvaille prochaine.

Avril : Sprint final. Fin de se session, vente de tout, deux allers-retours chez mes parents dans le bas du fleuve pour revoir mon monde avant le grand départ. Préparer mes 7 mois à l’étranger dans une montagne de paperasse. Gestionner mes changements d’adresse, mes impôts et toutes les affaires du gouvernement (un job à temps plein en soi). Départ (ENFIN) pour le Chili.

Mai : Apprendre à vivre dans ma belle-famille chilienne à 2h de mon lieu de travail. Retrouver mon amoureux. L’aimer plus chaque jour partagé avec lui. Commencer mon stage de coopération dans le milieu de travail de mon amoureux pour une deuxième fois. Essayer de trouver mon rôle, ma place, ne pas y arriver vraiment. Me remettre en question, mais rester calme quand même. Retrouver la ville qui m’avait tant manquée, le pays que j’avais tant aimé il y a un an. Me sentir bien dans mes choix. Attraper une pneumonie et prendre le lit. Sacrer contre l’hiver chilien trop tôt et le non-chauffage dans les maisons.

Juin : Sacrer encore plus contre le froid de plus en plus présent. Chercher encore ma place dans mon projet de stage. Être heureuse et bien avec mon amoureux malgré la situation de vivre chez ses parents qui me pèse beaucoup. Prendre des douches froides. Dormir dans le froid. Travailler dans le froid. Prendre l’autobus dans le froid. Manger dans le froid. Au moins le coeur au chaud. Être un peu découragée, mais garder mes appréhensions pour moi, tenter de trouver une solution, vouloir déménager au centre-ville chez une amie ou retourner dans la famille d’accueil de 2015. Péter l’abcès de la non adaptation dans la belle-famille. Avoir l’appui inconditionnel de mon copain qui souhaite partir avec moi. Chercher un appartement. Capoter en voyant les prix qui ne fitent pas dans mon budget de coopérante volontaire… Avoir un cadeau du ciel : une chambre en appart avec un ami de mon amoureux et une journaliste super sympa.

Juillet : Dormir dans un lit 1 place. Pas dormir beaucoup. Mais faire moins d’heures d’autobus. Magasiner un lit, premier achat conjoint avec mon amoureux. Apprivoiser la nouvelle vie en appartement. Sentir la belle-famille frustrée que mon copain m’ait accompagnée… Arrivée d’une autre amie dans le projet de coopération. Trouver enfin ma place dans l’équipe au boulot. Organiser un festival à la course. Ne pas comprendre ce qu’on attend de moi, mais essayer de ne pas trop m’en faire. Découvrir la vie de couple enfin et être encore plus amoureuse de mon amoureux. Fêter mon anniversaire. Préparer la fin de mon stage. Être gelés, mais au moins la douche est chaude!

Août : Avoir encore froid. Finir le projet. Stresser pour mon rapport de stage. Capoter de voir que personne ne m’appuie de nulle part. Apprendre que les gens de la ressource de rue perdront leur toit à cause d’un gouvernement con. Finir mon projet sur une gosse à cause de ça. Écrire mon rapport de stage en catastrophe. Le remettre à l’heure pile de la remise avec le décalage chilien en prime. Chercher une job pendant mon petit répit de vacances. M’improviser prof d’anglais. Stresser parce qu’au fond je ne suis pas si bonne que ça en anglais…

Septembre : Commencer la session de 5 cours à distance en psycho. Avoir enfin droit à de la chaleur. Toujours filer le parfait bonheur en appart avec mon amoureux. Chercher une façon de ne pas devoir sortir du pays en octobre pour mon visa. Considérer se marier le 30. Faire la file au registre civil et apprendre qu’il n’y a pas de date avant novembre… Changer de plan, un voyage en Argentine avec visa à 140 $ ce sera. Faire des free game d’anxiété et de stress comme jamais à cause de ma session et ma job de prof d’anglais. Visiter le médecin chilien… Se faire dire de se calmer les nerfs. Fêter la fête nationale le 18. Sentir beaucoup d’amour dans ce printemps chilien prometteur.

Octobre : Continuer d’étudier et rester stressée malgré beaucoup d’essais de ne pas l’être. Avoir de la chaleur encore plus. Découvrir l’étude au parc! Vouloir se marier avant mon départ au Québec en décembre pour m’éviter les mêmes problèmes de visa à mon retour. Faire la file au registre civil. Faire la file dans un autre registre civil. Avoir enfin une date, le 3 décembre BINGO. Penser à organiser l’évènement qui ne devait pas être si gros mais qui s’est transformé en un monstre de stress. Partir un petit 4 jours en amoureux en Argentine et vraiment tripper sur mon futur époux et l’Argentine en même temps. Revenir crissement en retard dans ma session. L’échapper complètement et rusher pour la mi-session.

Novembre : À un mois de la noce commencer à capoter pas mal plus. Voir les registres civils en grève et capoter de ne pas savoir si on pourra ou non nous marier… Essayer de rattraper mon retard de voyage en Argentine dans mes études tout en planifiant le plus gros évènement émotionnel de ma vie PIS mon retour au Québec juste après. Mortalité imprévue pour mon copain. Rester forts et s’appuyer, l’aimer encore plus. La grève qui se règle un jour ouvrable avant la signature des papiers. On pourra se marier. Nos 140 (!!!) invités seront contents. Avoir chaud chaud chaud et adorer ça! Vive l’été!

Décembre : Rusher le sprint de mariage. Se marier le 3. Prendre l’avion le 5 pour le Québec. Faire un examen en catastrophe d’une chambre d’hôtel après 13h de vol et 3h de sommeil. Descendre dans le bas du fleuve à 7h de route de Montréal. Étudier, étudier, étudier pour la fin de session. Retrouver ma famille, mais étudier, étudier, étudier. Voir des photos de mariage, parler sur skype à mon nouveau mari, étudier, étudier et encore étudier. Pleurer, pleurer et pleurer parce que ça fait beaucoup beaucoup beaucoup d’émotions! Mais continuer à étudier encore… Je fini les cours samedi soir.

 

 

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Je ne sais plus écrire…

Ça fait un bout que je pense à ce blogue et que je n’arrive pas à trouver l’inspiration pour continuer à l’alimenter. Je me sens vidée. J’ai l’impression que les mots et l’inspiration m’ont quittée.

Pourquoi?

Ma vie est rendue plus tranquille on dirait. Bon, en fait non. Pas si tranquille que ça. Mais émotionnellement ça va mieux alors je pense que je n’ai plus autant ce besoin de me libérer.

 

De retour

Me voilà de retour en terre chilienne. J’ai tout fait pour trouver un moyen de revenir. J’ai rushé. J’ai étudié en fou. J’ai tout vendu, j’ai tout réglé et je suis partie.

J’ai réussi. Mission accomplie. Maintenant, j’ai toute la liberté que j’espérais avoir pour voir si je peux me sentir bien ici et m’y établir plus longuement.

Le départ s’est fait comme prévu, j’ai contrairement à mon habitude eu le temps de tout compléter ce que je devais faire. Par contre, l’arrivée s’est déroulée bien malgré moi dans l’inconfort physique. Eh oui, fin de session et fatigue ne font pas bon ménage… Pollution, changement de pays et nouvelle routine qui commence rapidement encore moins…

Je suis entrée au boulot enrhumée deux jours après mon arrivée. Mais j’avais tellement hâte de retrouver cette belle bande et de commencer le travail que je n’ai pas écouté la grande fatigue de mon corps. Au fur et à mesure que la semaine avançait, je ralentissais la cadence bien malgré moi et ce weekend je me suis retrouvée en très mauvais état. La pneumonie a échoué pour une deuxième fois en 27 ans dans mes petits poumons québécois faibles. Résultat : repos forcé et antibiotiques.

C’est dur pour l’orgueil. Faire tout ça, pour se retrouver dans cet état lamentable. C’est poche en ta***. Mais bon ça veut aussi dire que je dois m’écouter plus.

Quand je fais le bilan des derniers mois de mon retour au Québec jusqu’à celui au Chili je n’ai pas chômé, c’est vrai! En fait j’ai trimé dur en maudit pour me sortir de mes cours avec des bonnes notes, j’ai travaillé un peu aussi à travers tout ça autant que j’ai pu et j’ai fait BEAUCOUP de paperasse pour pouvoir quitter le Québec en paix. Si quelqu’un vous dit que c’est pas compliqué partir en voyage pour un long trip, c’est pas vrai pentoute, je vous en passe un papier! Je me suis tapé beaucoup d’heures d’attente, de frustration, je me suis heurtée à des portes closes, on m’a dit une information à un endroit et on me l’a contredite ensuite… Bref je sais pas si cela à voir avec moi mais dieu que je ne l’ai pas facile quand il s’agit de trucs bureaucratiques, pis tout est toujours contre moi style : partir UNE journée avant la date pour avoir droit à une dérogation pour le renouvellement de mon permis et de ma carte soleil. Mais il ne me sert plus à rien de m’en plaindre, tout ça est derrière moi, je suis au Chili. Avec la pneumonie et une toux d’outre-tombe, mais je suis au Chili.

Rien n’a changé. C’est ce qui m’a le plus frappée en revenant ici. J’avais cette peur irrationnelle que tout soit différent et que ça me pousse à me remettre en question mais c’est pas du tout le cas. Bien entendu tout n’est pas exactement pareil, mais en général, c’est exactement comme je croyais que ça serait. C’est spécial de revenir dans un lieu qu’on a déjà visité auparavant. J’avais cette hâte de retrouver les êtres chers qui sont ici. Mais je n’avais pas cette angoisse de l’inconnu comme l’an dernier. J’avais cette joie au coeur de retrouver ce qui m’avait tellement marqué lors de ma venue il y a moins d’un an. Mais je n’avais pas cette hâte du nouveau, de la découverte entière. C’est spécial, mais pas du tout déplaisant! C’est tout aussi dépaysant! Pour le moment je ne réalise pas encore. J’imagine que quand je franchirai le cap des 13 semaines (durée de mon voyage ici l’an dernier) je serai davantage en mesure de réfléchir à comment j’entrevois l’avenir.

Bien entendu je doute. Je doute comme je doute toujours. Mais j’ai lu un jour quelque part que c’est lorsqu’on ne se pose plus aucune question sur rien qu’on doit commencer à s’inquiéter et je suis très favorable à cette idée…

Pour le moment je me refais une santé… Au Chili !

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Une journée avant que mon état se dégrade, j’ai eu le temps de retrouver la belle bande d’amis qui m’avait beaucoup manquée!

 

Conviértete en uno

En estos tiempos de guerra, cuando el daño a los seres humanos, que apenas mantengo la fe y la esperanza en la humanidad. Afortunadamente, un ser humano que ahora es una parte integral de mi día a día, incluso si hay más de 11 000 kilómetros de distancia física entre nosotros por ahora, me permite ver un pequeño claro en la distancia …
Deseo sinceramente que todos los seres humanos a un día vivirán un amor tan grande y fuerte que el que crece un poco más cada día entre nosotros.
Me llevó a través de estos 11 000 kilómetros para conocer a mi otra mitad … Y algunos viven acerca de esa mitad pero no quizá encontrarla jamás …
No soy alguien que cree necesariamente en las leyes del azar o del destino. Pero me gusta creer que este encuentro casual era suceda. Mi madre dice a menudo que nada sucede por una razón y yo estoy de acuerdo perfectamente.
Me llevó a meterme en este proyecto y no otro, que ir por ella y no al contrario, me voy a Chile y no en otro país, el proyecto se lleva a cabo dentro de esa organización y no otra, que la organización está de acuerdo en que los empleados y no otro, que yo soy elegido para este proyecto y no otro, que ese día la cruz los ojos y una yema comienza su proceso de incubación, mientras que suavemente.
Antes de todo esto, tomó paso por un trozo de vida bastante difícil para mí decidir cambiar de trabajo y que una amiga me invitó a acompañarla en el sur para mí escuchar la llamada la cooperación internacional en la boca de mi.
Las cosas están conectadas y nadie sabe a dónde nos conducirá a veces. A menudo tomamos decisiones sin saber, pero es el instinto que habla. Trato vez más para escuchar y creo que este resulto.
No puedo y no quiero negar mi pasado o en el camino que he andado para llegar a donde estoy ahora. Sirvió para dar forma a la persona que soy, eso es seguro. Pero tengo que admitir que para conocer a su otra mitad da lote en cuestión. Esto es a la vez tan hermoso y reconfortante que es difícil evitar las comparaciones. Y cuando uno se embarca en ese país, se pone triste … Nos cuenta de lo que fuimos momento equivocado.
Viviendo como mucha felicidad en la oposición me pone con tales monstruos de mi pasado. Siento que esta relación me hace trabajar mucho sobre mí mismo y sobre todo crecer y ser mejor persona. Siento que por fin, por una vez, voy a construir de la manera correcta y con la persona adecuada. Siento que cada clavo y tarjeta instalada en el patio de nuestra relación es duradera y que soportarán los caprichos del tiempo. Sé que no podemos asumir nada, pero por una vez, realmente siento que hago las cosas bien y sobre todo lo que quiero para mí. Es bonito. Se siente bien.
Por una vez me siento que no necesito que me muestre una luz diferente, en mi 36, para ocultar mis faltas, mostrarme en mi mejor faceta, jugar a la persona que siento que el otro me gustaría ser . Es sólo simple, fácil, ese soy yo en toda mi autenticidad. Y el que juega la misma tarjeta conmigo … Es casi demasiado bueno para ser verdad. De hecho todavía me pregunto si no estoy soñando …
A través de él aprendí a amarme a mí mismo un poco más. En estos ojos, me acepto y me amo a mí mismo. Es triste decir que tengo que pasar por otra persona a su espejo me refleja la reflexión aceptable de mí mismo. Pero al menos este espejo me envía la buena imagen de lo que soy, no se distorsiona.
Pero es cierto, conocí a una persona que completa la otra mitad de mi ser. Es maravilloso. Es dulce como una brisa de primavera que anuncia el verano o como un rayo de sol anaranjada quemada en la playa una noche en julio … Y eso es cierto, yo sé que habrá momentos muy dulces con el…

Quand arrive le tsunami

J’ai déjà fait une analogie entre mon expérience au Chili et un tremblement de terre (d’humain) dans ma vie.

Extrait de mon carnet de voyage à Santiago au Chili, 15 juillet 2015

«Los terremotos son frecuentes en Chile.
Los temblores humanos ocurren en cualquier lugar.
No importa donde se encuentre, que ocurren sin que nosotros esperamos. Ocurren porque son parte del ciclo normal de las cosas, no se puede evitar. A pesar el choque y el miedo que generan en el lugar, podemos reconstruir y rehacer las cosas a partir de entonces. Esta es una oportunidad de ver las cosas de otra manera, cambiando su percepción y remodelar su vida de la que resulta de este terremoto.
Para mí, la experiencia de este viaje aquí en Chile ha sido el mayor temblor humano en mi vida.
Yo no sé qué esperar, pero sé que nada será como antes. Como una montaña que nace de los movimientos de tierra, Chile entró en mi vida y ahora tiene un lugar importante.
Ahora voy a dar forma a mi vida con esta nueva realidad y aprender a vivir con ello.

Les tremblements de terre sont plus fréquents au Chili.
Les tremblements d’humains surviennent n’importe où.
Peu importe l’endroit où l’on se trouve, ils se produisent sans qu’on ne s’y attende. Ils se passent parce qu’ils font partie du cycle normal des choses, on ne peut les éviter. Malgré les secousses et la peur qu’ils suscitent sur le coup, on peut reconstruire et refaire les choses par la suite. C’est une occasion de voir les choses d’une autre manière, de changer sa perception et de remodeler sa vie à partir de ce qui résulte de ce tremblement.
Pour moi, l’expérience de ce voyage ici au Chili aura été le plus grand tremblement humain de ma vie.
Je ne sais pas ce qui m’attends pour la suite, mais je sais que plus rien ne sera comme avant. Comme une montagne qui naît des mouvements terrestres, le Chili est entré dans ma vie et y prend désormais une place d’importance. Je devrai désormais modeler ma vie avec cette nouvelle réalité et apprendre à vivre avec elle.»

À ce moment, ma maman chilienne s’y connaissant particulièrement en matière de tremblement de terre de par son expérience sur le terrain, m’avait aussi fait remarquer qu’il ne faut pas oublier le tsunami qui peu survenir par la suite.

Elle n’aurait pas su mieux dire…

Revenir du Chili n’a pas été une chose simple. En fait, je crois que ce fut plutôt d’anticiper de le quitter avant mon départ de là-bas qui aura été le plus difficile. Rendue ici, j’étais prête à affronter le reste bien que je n’avais AUCUNEMENT l’envie de rentrer. Les dernières semaines là-bas étaient pour moi des cadeaux et des bonbons pour ma mémoire, pour mon coeur, du gros bonheur à l’état pur que j’accueillais à coeur et bras ouvert. Je suis fière de pouvoir dire que j’ai su savourer chaque petit instant qui s’est passé dans ma réalité sur place pendant mes trois mois là-bas.

J’ai pris le temps de réfléchir beaucoup dans les dernières semaines en ces terres chiliennes. J’ai réfléchi à ce que m’avait apporté mon voyage de coopération et la liste est tellement longue que jamais je ne pourrai la recopier. En fait les impacts de ce voyage ne se sont pas tous encore manifestés puisque je sais que toute ma vie cette expérience me servira et m’apportera beaucoup de choses. Les répliques de ce tremblement d’humain ne sont pas sur le point de s’arrêter. Il y en aura jusqu’à la fin de ma vie…

La plus grande onde de choc de ce tremblement humain aura été de réaliser que je pouvais me sentir chez moi ailleurs. C’est justement cet ailleurs qui me fait sentir plus chez moi que ma réalité d’avant, l’ici. Un peu plus d’un mois après mon retour, je peux dire que le retour aura été un véritable tsunami, cela est vrai. Mais j’étais préparée. Je savais qu’arriverait cette grosse vague qui donne le vertige et cette peur qui nous étouffe. Je savais que la vague arriverait et j’étais prête à l’affronter seule.

Ce qui est surprenant, c’est que j’ai su y faire face. Mon retour s’est somme toute assez bien passé. Bien que j’aie pleuré tout le long de mon vol de retour et que les sanglots m’aient assaillis lorsque s’est posé l’avion sur la piste de l’aéroport international de Montréal, je suis bel et bien revenue, tant mentalement que physiquement. Quitter ma nouvelle réalité chilienne, mes amis, ma famille, mon travail extraordinaire et davantage encore la personne qui occupe une grande place dans mon coeur ne s’est pas fait sans difficultés.

Mais ma façon de profiter du moment présent fait en sorte que j’arrive à apprécier tout de même ce qu’est ma réalité ici. J’arrive à demeurer dans le présent et ne pas regretter le passé ou trop anticiper l’avenir. Bien entendu j’ai des rêves, des objectifs et des projets mais je profite aussi de mon petit quotidien québécois. Je fais des liens entre mon expérience chilienne et mes racines québécoises. J’associe des choses, je me souviens à quel point je suis chanceuse d’avoir pu vivre tout cela et ça me rempli de bonheur. Il va de soi que le Chili me manque, mais contrairement à ce que je croyais, j’ai réussi assez bien à adapter la morphologie de ma vie à la suite de ce tremblement d’humain… J’ai réfléchi beaucoup au Chili et j’ai fait beaucoup de choix en fonction de ma nouvelle réalité morphologique. Dans mon petit livre à moi, c’est à cela que servent les voyages…. Et mon petit doigt me dit que je n’ai pas fini de voyager puisque je prépare un retour au Chili en mai prochain pour réaliser mon stage universitaire en coopération internationale.

C’est donc dire que les répliques de ce grand tremblement humain ne sont pas sur le point de s’arrêter…

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Un recién llegado

Extracto de mi articulo que comparte sobre el blogue de la Universidad de Québec à Chicoutimi por los estudiantes del certificado de cooperación internationale

En el otoño de 2015, me gustaría primero presentarme. Soy un estudiante del certificado en UQAC cooperación internacional. Yo tengo 27 años. Estoy estudiando en UQAC desde el año pasado. También estoy estudiando para la certificación en la intervención comunitaria que voy a completar en el próximo período de sesiones.

Viaje siempre ha sido atractivo para mí, pero como estudiante, mi situación económica es precaria. Además, los trabajos de los estudiantes muy adictivas han hecho que he sido capaz de viajar tanto como yo quería antes.

Cuando pude permitir, me fui a descubrir el mundo.

Visité España, Cuba, el oeste de Canadá, Hawaii, Toronto, Nueva York y más recientemente Chile.

Acabo de regresar de un curso de introducción a la cooperación internacional de Québec sin Fronteras en Santiago, capital de Chile, en el que podía hacer la intervención de las artes con gente de la calle. Esta aventura de tres meses me transformó y me abrió los ojos al mundo.

Aunque me haya ido que en mayo pasado, el proceso que lleva a este tipo de viaje es largo. He aplicado al proyecto hay un poco más de un año, en el verano de 2014. Yo quería salir, cambiar de aire, mientras que ser capaz de adquirir experiencia y hacer la intervención utilizar mis conocimientos en artes.

Un año más tarde, puedo decir que este proceso ha cambiado mucho mi vida. Formación preparatoria me ha dado más conocimiento de la cooperación internacional, el desarrollo sostenible y el trabajo en la calle.

Es por todo esto que se sintió mi deseo de continuar con el proceso más tarde, antes de ir a Chile. Así que me registré la cooperación internacional en la primavera pasada.

Yo no sabía en ese momento que si iba a amar a mi experiencia, pero yo sabía que tenía dentro de mí el deseo de conocer más sobre el mundo que me rodea. Después de vivir mi increíble viaje a Chile, yo estaba como embalaje para saber que septiembre, me perseguiría en la misma dirección con mis cursos en este programa y puedo decir que no me equivoco!

La sesión acaba de empezar y me lleno con el material para hacer el trabajo de producir y sobre todo el dinamismo de los maestros y profesores del departamento. Además, ya sé que tengo la intención de cumplir con mis prácticas de cooperación en mayo, cuando tengo la intención de volver a Chile para continuar el proyecto iniciado este año con el mismo ONG, CIDETS.

Definitivamente, la sesión comienza el tapacubos!

Los invito a seguirme en toda la session en cooperación internacional ya que voy a seguir compartiendo mis pensamientos y mi experiencia como estudiante en este programa.

Bienvenido de nuevo a todos!

Intervention comunitaria a Santiago de Chile

Extracto de mi articulo sobre el blogue de la Universidad de Québec a Chicoutimi por los estudiantes del certificado de intervention comunitaria.

Ya estoy de vuelta en los bancos de UQAC para reanudar las clases para la certificación en la intervención comunitaria! En el último artículo de la sesión de invierno de 2015, hablé de mi viaje a Chile en el marco del programa Québec sin Fronteras que me daría la oportunidad de tocar la intervención con la gente de la calle. Nos fuimos con la agencia de Todos los Niños del Otro Mundo (TEAM) con sede en Mascouche.

Les puedo asegurar que esta experiencia fue muy interesante y enriquecedor lo humano y profesional.

Para iniciar la sesión y como es todavía fresca en mi memoria, me gustaría compartir un poco de aventura que era rico en emociones. Deseo sinceramente a todos a vivir algún día algo similar.

En primer lugar, hay que decir que hemos tenido suerte, mis ocho compañeros practicantes y yo tenemos un proyecto tan diverso. Nuestro proyecto de prácticas era ayudar a nuestro socio en el campo, CIDETS, subiendo el festival de artes de calle. Esta organización de la comunidad chilena de trabajar con gente de la calle a través de diversos componentes de las intervenciones que todos hemos experimentado durante nuestra estancia. La organización ofrece incluyendo los recursos de alojamiento, un programa de distribución de alimentos y los efectos de base en el programa de la calle y la retención escolar, apoyo psicosocial y reinserción escolar. Fue muy interesante para poder experimentar todo en un contexto cultural diferente, en una ciudad con 7 millones de habitantes vive!

Yo podría hacer muchos paralelismos entre mi participación comunitaria en vigor y mi experiencia en Quebec y la realidad chilena.

Además de tocar todas las áreas de la organización que contrata a sesenta empleados a través de estos muchos aspectos, es evidente que podríamos montar el proyecto específicamente nos trajo allí.

Después de participar en el desarrollo de talleres artísticos en colaboración con nuestros colegas chilenos, ofrecimos a las personas que se ocupan de la casa a participar durante dos semanas. Por lo tanto, las personas de la calle de todas las edades pudieron participar en excursiones de fotos, pintura talleres impartidos por un hombre en la calle, talleres de música, talleres de serigrafía, además de pintar un mural con equipo de muralistas profesionales. Fueron incluso capaces de participar en un taller de escritura y la poesía que tuve la oportunidad de poner a mí mismo.

Debo añadir que estos talleres han dado lugar a intercambios extraordinarias, además de desarrollar la confianza de las personas marginadas? Varios talentos ocultos fueron revelados durante estos talleres y pudimos hacer la pantalla en el último día de la colocación que resultó en un festival. Todas las fotos tomadas durante los talleres fueron exhibidos en el patio del recurso de alojamiento, gente de la calle presentes pudieron participar en otros talleres y un talento muestran la calle se introdujo. Este extraordinario día dio lugar una vez más momentos inolvidables. Un centenar de personas de la calle visitados por la organización se presentaron durante el día de la fiesta. Fue como un milagro de ver tanta felicidad y alegría en los rostros magullados por la calle.

Escribo aquí y escalofríos corriendo por mi cuerpo!

Así que vuelvo de esta experiencia con un fondo muy gratificante y estoy muy feliz de ver a mis compañeros para atacar la nueva sesión que promete ser emocionante. Después de semejante aventura, creo que todavía puedo hacer otros paralelos.

Creo que para poder abrir al mundo y es una oportunidad que nadie debería dejar pasar!

Tener una buena temporada!